Dans les milieux féministes et LGBTQ*, on est amené.e.s à rencontrer beaucoup de nouveaux termes avec lesquels on n’est pas toujours familier.e.s. Si tu n’est pas sûr.e de ce que Queer veut dire, ou que tu ne vois pas bien la différence entre bisexuel.le et pansexuel.le, cette rubrique est faite pour toi !

 

Alliés/ Allies

Personne alliée d’un mouvement (LGBTQ*, féministe,..) qui n’est pas directement concernée par les discriminations contre lesquelles ce mouvement se bat (par exemple, un.e hétérosexuel.le dans le mouvement LGBTQ*) mais qui est en accord avec les revendications du mouvement, et désire l’aider ou au moins ne pas perpétuer ces discriminations.

Asexualité

Une personne asexuelle ne ressent pas d’attirance sexuelle. L’asexualité est une orientation sexuelle, ce qui la différencie de l’abstinence, qui est un choix conscient. L’asexualité varie d’une personne à l’autre : certaines ne s’imagineraient en aucun cas avoir un rapport sexuel avec quelqu’un, tandis que d’autres y sont indifférentes et peuvent avoir des rapports, même si elles ne ressentent pas de désir. L’asexualité et l’aromantisme (fait de ne pas avoir d’attirance romantique) sont à différencier : les personnes asexuelles ayant une orientation romantique n’associent simplement pas amour et sexe, tandis que les asexuel.le.s aromantiques n’éprouvent ni attirance romantique, ni attirance sexuelle.

L’asexualité est encore méconnue et peu d’études ont été réalisées sur le sujet. Selon une étude de 2004, il est estimé que l’asexualité concernerait 1% de la population.

Pour aller plus loin : https://asexualite.wordpress.com/

        http://www.asexualite.org/

Anthony F. Bogaert, « Asexuality: prevalence and associated factors in a national probability sample » », Journal of Sex Research, no 41 (3),‎ 2004

Binaire/ non-binaire

Non-binaire (genderqueer) est un terme qui regroupe les identités de genre en opposition avec le schéma binaire (c’est-à-dire « homme » ou « femme » comme deux seules possibilités existantes). Ce sont des identités de genre encore méconnues (genderfluid, agenre, pangenre, androgyne…). Les personnes « genre fluide » évoluent dans le spectre du féminin/masculin selon les jours ou périodes ; les personnes agenre ne s’identifient à aucun genre, à l’inverse des personnes pangenre, bigenre ou trigenre.

Si les Anglo-saxons ont la possibilité d’utiliser le pronom neutre « them », la langue française se révèle problématique pour les personnes non-binaires qui ne souhaitent pas utiliser les pronoms genrés il/elle. Certains utilisent des pronoms autres, comme  « ol », « iel/yel » ou « ille », tandis que d’autres ne s’identifient à aucun de ces nouveaux pronoms, qui ont aussi l’inconvénient d’être souvent incompris à l’oral. Certaines personnes alternent les pronoms, ou en choisissent un par défaut, l’essentiel étant de respecter le choix de chacun.e.

Pour aller plus loin : http://www.observatoire-des-transidentites.com/

Sources : http://www.madmoizelle.com/genre-non-binaire-243141

   https://fr.wikipedia.org/wiki/Non-binaire

Bisexuel.le.s / Bisexualité

Une personne bisexuelle éprouve une attirance émotionnelle, physique et/ou sexuelle pour des personnes des deux sexes. Une femme bisexuelle sera donc attirée par les hommes et les femmes, tout comme un homme homosexuel sera attiré par les femmes et les hommes. Contrairement à une idée reçue, la bisexualité n’est pas une phase : ce n’est pas une étape pour les homosexuels qui ne « s’assument pas » ou une simple envie d’essayer quelque chose de nouveau. Les personnes bisexuelles aiment simultanément ou à des périodes distinctes de leur vie, des femmes et des hommes. Elles ne peuvent donc pas être définies comme hétérosexuelles ou homosexuelles en fonction de leur partenaire/attirance du moment.

Aller plus loin : https://www.sos-homophobie.org/definitions/bisexualite

Black Feminism/Afro-féminisme

Le Black Feminism est un mouvement féministe né aux Etats-Unis dans les années 60-70, lors du mouvement des droits civiques. Il se caractérise par la volonté de lier les problématiques du sexisme, du racisme et de l’oppression de classe, dans une démarche intersectionnelle. Il souligne l’existence d’enjeux spécifiques aux femmes noires ignorés par les mouvements féministes mainstream dominés par des femmes blanches. L’afro-féminisme apparaît en France dans cette mouvance pendant les années 70. En allant dans le même sens, il prend en compte les enjeux postcoloniaux de la diaspora afro-européenne et les discriminations particulières auxquelles font face les femmes racisées, c’est-à-dire les femmes victimes de racisme.

Cisgenre

Définit « les individus dont le genre assigné à la naissance, le corps et l’identité personnelle coïncident » (Kristen Schilt et Laurel Westbrook, 2009). Un homme cis ou une femme cis définit sa propre identité de genre en accord avec son sexe de naissance ; par opposition au terme transgenre. On désigne comme cissexisme le fait de considérer les personnes cisgenres comme supérieures ou/et plus légitimes que les personnes non-cisgenres.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cisgenre

Ciswashing

Le ciswashing est le fait d’effacer (volontairement ou non) la contribution, la présence, l’importance des personnes non cisgenres (transgenres, non-binaires, etc..) de l’histoire, des combats LGBTQ*, etc. C’est une modification du terme whitewashing, qui définit la même chose pour les personnes non blanches.

Pour en savoir plus : http://sjwiki.org/wiki/Ciswashing#.WBYh4CS2quI (article en anglais)

http://transadvocate.com/interview-with-an-actual-stonewall-riot-veteran-the-ciswashing-of-stonewall-must-end_n_8750.htm

Culture du viol

On appelle “culture du viol” toute culture dans laquelle sont véhiculés, directement ou non, des discours retirant au viol son caractère de crime infligée à une victime. Pour cela, la responsabilité de l’agression sexuelle est socialement, voire légalement transférée du/de la criminel.le à la victime. Ainsi, il sera dit d’une femme violée qu’elle le méritait du fait de son apparence physique ou vestimentaire attirante, de son état alcoolisé, d’un contexte d’attraction mutuelle… Ces accusations partent du pré-requis d’après lequel le rapport sexuel serait un service socialement marchand, proposé par un offreur à un demandeur venu le consommer de bon droit. Ainsi, une interaction sociale dans laquelle un homme verrait une femme avec des vêtements légers pourrait mener, dans le contexte d’une culture du viol, à l’impression trompeuse pour l’homme que la personne en face de lui est disponible pour répondre à ses désirs.
Cette vision consumériste faisant passer les individus (surtout les femmes) pour des objets sexuels relève d’une culture sexiste, puisque phallocentrée et misogyne. Si le ton du premier paragraphe vous a semblé trop froid et mécanique, c’est bien parce qu’il est employé pour décrire un contexte dans lequel les femmes sont traitées de la sorte, par une structure socio-culturelle elle-même froide et mécanique.
Il est maintenant ancré dans nos constructions inconscientes et dans nos représentations (souvent d’apparence anodine : la belle princesse impuissante attendant l’arrivée du prince charmant qui viendra collecter le tribut de son courage et de son extraordinaire virilité) que la femme s’offre en toutes circonstances, même lorsqu’elle n’en a ni envie, ni conscience. Ces mêmes constructions sont indissociables d’une culture dans laquelle la qualité d’un individu sera toujours moindre s’il n’est pas homme, cisgenre [lien vers la fiche éponyme], riche et beau selon les critères en vogue.

-> synthétiser ; citer “slut-shaming” ; chercher autres termes connexes dans les fiches vocabulaire

Féminisme

D’après le Larousse, le féminisme est un « mouvement militant pour l’amélioration et l’extension du rôle et des droits des femmes dans la société”. Plus largement, le féminisme a pour objectif d’éliminer les inégalités hommes-femmes dans les domaines politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique , de faire reconnaître les deux sexes comme égaux. Le féminisme lutte contre le sexisme, le patriarcat, la misogynie, et est à différencier de la misandrie (voir définitions).

Les mouvements féministes sont si nombreux et variés qu’on ne peut plus parler d’un féminisme (féministe intersectionnelle, black feminism, pink feminism, 1ère, 2ème et 3ème vague, mouvements féministes non-mixtes, féminisme radical différencialiste, féminisme libéral, féminisme socialiste, féminisme pro-sexe,…).

Gender Fluide

Les personnes de genre fluide ne s’identifie pas de manière permanente à un genre, mais ne sont pas non plus forcément non binaires. Ce sont des personnes dont l’identité de genre varie, ils/elles s’identifie parfois au genre masculin, féminin, non binaires, parfois à aucun genre, parfois à plusieurs genres à la fois. La variation ne se fait pas forcément sur des périodes régulières, ça peut être plusieurs jours, plusieurs mois, parfois plusieurs années, ou être un jour, quelques heures. (Page facebook de Body Maudit)

Pour en savoir plus : http://www.nonbinary.org/wiki/Genderfluid (article en anglais)

https://www.queerparis.com/fr/lexique/genre-fluide/

Genre et Identité de Genre

Le genre est indépendent du sexe biologique, et correspond « aux aspects non-physiologiques de l’identification d’un individu comme étant mâle ou femelle ». Le genre est social, culturel : c’est ce qu’on identifie comme féminin ou masculin en dehors des caractéristiques biologiques. L’identité de genre est la façon dont le genre est vécu personnellement : il s’agit de la perception privée qu’une personne a d’elle-même en tant qu’homme ou femme.

Pour en savoir plus :
http://www.stresshumain.ca/chaire-sur-la-sante-mentale-des-femmes-et-des-hommes/chercheurs-cliniciens-et-medecins/genre-role-de-genre-et-identite-de-genre.html
Hétéronormativité / homonormativité

L’hétéronormativité désigne le fait de considérer l’hétérosexualité comme l’attirance sexuelle « normale », voir supérieure, et donc tout autre sexualité comme déviante par rapport à ce modèle de base. Quelque chose d’hétéronormatif signifie aussi quelque chose qui suit les codes hétérosexuels dominants dans la société, sans prendre en compte les codes et valeurs des autres sexualités.
L’homonormativité désigne la façon que peuvent avoir des personnes LGBTQ* de « s’adapter », d’adopter les codes hétérosexuels dominants de notre société. C’est une forme d’adaptation à l’hétéronormativité, une façon de se fondre dans la masse, d’être mieux accepté.e.s par les milieux hétéronormés et d’éviter la discrimination.

Hétérosexuel.le / Hétérosexualité

Une personne hétérosexuelle est une personne attirée sexuellement par les personnes de genre opposé (par exemple, une femme attirée par les hommes)

Homophobie

Le terme homophobie désigne les manifestations de mépris, malaise, rejet, et haine envers l’homosexualité en général. Les victimes en sont les homosexuel-le-s, mais plus largement, les personnes dont l’apparence ou le comportement dérogent aux représentations traditionnelles de la féminité et de la masculinité. Toute organisation ou individu rejetant l’homosexualité et les homosexuel-le-s, et ne leur reconnaissant pas les mêmes droits qu’aux hétérosexuel-le-s est donc considéré comme homophobe. L’homophobie est un rejet de la différence (comme la xénophobie, le racisme, le sexisme etc.)

Définition de discrimination : toutes attitudes, actions ou lois visant à distinguer un groupe humain d’un autre en son désavantage.

=> La lutte contre les discriminations cherche donc à obtenir l’égalité entre les individus, et non pas à obtenir des privilèges.

La lesbophobie fait partie des différentes formes d’homophobie. En plus de viser directement les lesbiennes, elles mélangent souvent les composantes de l’homophobie et du sexisme.

La gayphobie désigne les formes d’homophobie qui visent les hommes homosexuels.

Dans la même logique que la lesbophobie et la gayphobie, la biphobie désigne toute forme de discriminations ou manifestations de rejet à l’encontre des bisexuel.le.s.

Les manifestations de l’homophobie : des violences physiques (bousculade, passage à tabac, viol et même meurtre) ou des réactions (avouées ou non) de rejet et d’exclusion (injures verbales ou écrites, moqueries, humiliations, harcèlement, dédain, refus de service, dégradations de biens et discriminations).

Depuis 2003 et 2004, la loi française punit sévèrement les agressions et insultes homophobes. Elles sont punies de la même manière que les comportements racistes ou antisémites.

Aller plus loin -> https://www.sos-homophobie.org/definitions/homophobie

Homosexuel.le / Homosexualité

Les personnes homosexuelles sont des personnes attirées sexuellement par des personnes du même genre.

Intersectionnalité

Le mouvement féministe intersectionnel est un mouvement actuel très important. La notion

d’intersectionnalité souligne la présence de discriminations différente selon la classe sociale, l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou encore l’origine d’une femme, et vise a intégré ces différences dans le combat féministe. Par exemple, une femme noire et bisexuelle ne fera pas face à la même oppression qu’une femme blanche et hétérosexuelle.

Intersex

Le terme intersex regroupe beaucoup de choses différentes, mais en général, une personne intersexe est une personne née avec des organes génitaux qui ne correspondent pas exactement aux sexes masculin ou féminin, et/ou qui présente des caractères physiologiques des deux sexes. Souvent, un genre est assigné assez arbitrairement à la naissance, ce qui peut mener pour les personnes intersexuées « au désir de réassigner leur sexe biologique » (genrespluriels.be).
Pour aller plus loin : http://www.isna.org/faq/what_is_intersex (en anglais)
http://www.genrespluriels.be/Definition-des-Intersexes

Misandrie

La misandrie est l’attitude de mépris envers les hommes, la vision des femmes comme supérieures aux hommes. On peut considérer cela comme du ‘sexisme inversé’, comme l’équivalent de la misogynie mais des femmes envers les hommes.

Misogynie

La misogynie est une forme de sexisme qui signifie littéralement « haine des femmes ». C’est un état d’esprit, une attitude qui se manifeste par de l’aversion ou du mépris pour les femmes et par la dépréciation systématique de tout ce qui est lié à la féminité. La misogynie est également liée aux préjugés sexistes qui marginalisent les femmes et les placent comme inférieures aux hommes. Les femmes peuvent également faire preuve de misogynie intériorisée, caractérisée par la participation à une rivalité entre femmes afin de s’attirer la protection des hommes, comme un moyen de défense face à l’oppression de la société dite patriarcale.

Orientation émotionnelle et sentimentale (romantique)

L’orientation romantique, émotionnelle ou sentimentale (les trois termes désignant dans ce cas la même chose) désigne ce par qui l’on est attiré romantiquement, sans qu’il y ai forcément d’attirance sexuelle, l’objet de notre désir amoureux. Souvent, l’orientation romantique et l’orientation sexuelle sont les mêmes, mais il est possibles qu’elles soient différentes ! Par exemple, une femme attirée romantiquement par les hommes et sexuellement par les femmes est hétéroromantique (attirée romantiquement par les personnes de genre opposé) et homosexuelle (attirée sexuellement par les personnes du même genre)

Sources : Lexique de la page facebook Body Maudit (https://www.facebook.com/bodymaudit/posts/971265716277829:0)

Pour aller plus loin : https://asexualite.wordpress.com/orientations-aromantiques/

Orientation Sexuelle

L’orientation sexuelle désigne les personnes par lesquelles on est attiré sexuellement, l’objet d’une attirance sexuelle.

Pansexuel.le /  Pansexualité

Orientation sexuelle qui désigne les personnes potentiellement attiré.e.s sexuellement par tous les genres, et donc attiré.e.s par une personne indépendamment de son genre ou de son sexe, qu’il ou elle soit cis- ou transgenre, binaire ou non.

Pour en savoir plus : http://www.stop-homophobia.com/pansexuality.htm (en anglais)

Patriarcat

Le patriarcat est une « forme d’organisation sociale et juridique fondée sur la détention de l’autorité par les hommes ». L’homme, en tant que père, est dépositaire de l’autorité au sein de la famille. Cette autorité domestique et politique est perpétuée par la descendance masculine, la transmission du patronyme et la discrimination des femmes. La femme est donc soumise au père, puis au mari, ou à défaut au frère. Le patriarcat désigne aujourd’hui la domination masculine et l’oppression des femmes, c’est le système social dans lequel nous vivons et qui est à la base des inégalités entre les genres.

Pink feminism

Pinkwashing

Le pinkwashing est le fait de cibler sa communication (pour une entreprise, un pays,…) sur son côté tolérant, ouvert, ‘LGBTQ*-friendly’, pour donner une bonne image et avoir une réputation d’ouverture et de tolérance, et éventuellement détourner l’attention d’autres problèmes.

Pour en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pinkwashing

https://en.wikipedia.org/wiki/Pinkwashing_%28LGBT%29 (anglais mais beaucoup plus complet)

Queer

Sexisme

Le sexisme désigne une attitude discriminatoire basée sur le sexe – et en particulier le sexe féminin. Il s’appuie sur les stéréotypes de genre, c’est-à-dire les croyances concernant les caractéristiques arbitrairement associées aux femmes et aux hommes dans la société. Cette attribution des rôles cherche à justifier ces discriminations et à légitimer la domination des hommes sur les femmes. Ainsi, les hommes sont majoritairement représentés dans des positions de pouvoir tandis que les femmes restent cantonnées aux rôles domestiques et/ou subalternes. La division genrée du travail est un de ces aspects, et s’effectue jusque dans l’usage des pronoms de la langue française qui influencent le fait que certains métiers soient considérés comme « masculins » et d’autres « féminins », par exemple : un médecin/une infirmière, un directeur/une secrétaire…

Slutshaming

Transgenre et Transexuel

Transphobie

La transphobie désigne les marques de rejet, de discrimination et de violence à l’encontre des personnes transsexuelles ou transgenres. Souvent les transphobes ne font pas la distinction entre les personnes transexuelle (qui a subi une opération chirurgicale) et transgenre (qui garde le sexe biologique de naissance, mais prend l’apparence du sexe opposé).

Malgré le fait que les agressions et insultes transphobes sont répréhensibles pénalement depuis 2012, les personnes trans* restent souvent sujettes à des regards insistants, des commentaires désobligeants, des insultes, des agressions physiques et verbales dans les transports ou dans la rue. La transphobie est également très répandu sur Internet.

Les personnes trans* doivent faire face à de la transphobie lors de démarches administratives : certaines banques demandent des attestations de chirurgien pour prouver que la personne a bien été opérée, beaucoup refusent d’utiliser le pronom adapté au choix de genre que la personne a fait, certaines mutuelles refusent de prendre en compte un changement d’état civil pourtant acté par la Sécurité sociale.

Aller plus loin -> https://www.sos-homophobie.org/rapport-annuel-2015

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